Editos


Edito 2010

Ha ! Ça va être chaud mes poules. Pensez que c't'année, moi le Coq, j'vous ai pondu c'Carnaval au coeur même de la Saint-Valentin. Et quand le coeur y est, pourquoi s'priver? Alors sortez d'vos tanières et plongez-vous dans cette folie à coeur ouvert et lancez-vous y droit au coeur. Et là peut-être, quand vous accepterez cette danse de bon coeur, collé contre un Valentin, c'est coeur à coeur, le coeur serré, que vous ouvrirez le vôtre… de coeur. Maint'nant pour les autres, celles qui sont coincées du croupion et qui ont l'coeur gros, faites le péter avant d'être écoeurées, car si vous avez mal au coeur, c'est qu'vous êtes sur la mauvaise… artère. Alors… bon sang… circulez… y'a rien à voir, mais tout à y gagner, si vous avez… d'la veine. Et là vous en aurez le coeur net. Car moi, le coq, j'les connais par coeur vos p'tites histoires… sous les plumes. Faut dire qu'j'ai été à la bonne école: ma maîtresse c'était La-rousse. Elle avait un bo-tin et sous la couverture, elle avait vite fait de vous mettre à la page. C'était une poule d'un caractère bien trempé qui m'a appris tout l'art des langues, oral et à la plume. Des fois j'me dis qu'elle aurait mérité d'être dans les annal-es et sans vouloir m'étendre, je r'grette un peu cette personn-alité.
Elle avait des règles strictes, c'qui m'laissait peu d'répit. Pis un jour, elle a perdu sa classe quand le P'tit Robert s'est pointé. Y z'ont marié l'outil à l'agréable et maint'nant elle se gratte l'é-poux. Alors maint'nant… qu'l'époux-l'est, j'me dis qu'avec cette grippe coquine… euh… porcine, j'ai bien fait de j'ter l'ancre. Elle m'aurait m'né en bateau avec son caractère de cochon bien ancré, et j'suis pas sûr que je s'rais arrivé à bon… port.
D'jà qu'elle m'a démis l'épi, j'voulais pas risquer l'épi-démie.
Alors chers gallinacés, méfiez-vous des vecteurs de cette grippe et pour n'en citer qu'un, je nommerais le cochon-dinde. Facilement reconnaissable à sa tête de cochon et à son corps très volatile.
Alors en ces périodes de carnaval où la-bite ne fait pas l'moine, la tête le fromage et la girolle le champignon, sortez vos coquilles quand vous frotterez vos sain-doux sur… les pores… d'un coq-laie.
Et, si vous, mes Valentines, vous n'voulez pas vous faire croquer comme des galantines, je vous propose ce message… c'est… d'aimer-sage… mais sans modération.
Allez mes poules, en ces festivités, j'ouvre le bal et j'veux vous entendre caqueter, glousser, becquer, picorer et vous faire plumer jusqu'au bout d'la pointe… de la nuit.
Jouez carte sur table et mettez-nous tous ces coqs au tapis et pondez-nous un… n'oeuf de coeur… pour tous ces Valentins.
Et que l'épidémie se transforme en maladie d'amour !

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